Get Adobe Flash player

Rencontre "Meilleures Pratiques" de l'ABCAL sur l'e-logistique

21 novembre 2002, à Wavre.

Logisticiens et acheteurs se sont retrouvés à l'AC Wavre Nord pour notre réunion mensuelle "Meilleures Pratiques" consacrée cette fois-ci à l'e-logistique. Cette rencontre fut animée par Pascal LEURQUIN, l'administrateur délégué de la société EVADIX.

Nous avons tous suivi avec intérêt les récents développements de l'e-business. Au moment où beaucoup d'entre nous ont des projets dans ce domaine, nous avons vu la difficulté d'en assurer le back-office physique. Nous avons également vu les écueils rencontrés par les pionniers, tels Ready.be, Home Shopping Europe, ou Frontstage. Il nous a paru intéressant d'entendre les leçons de cette première vague de la bouche d'un acteur intimement concerné.

EVADIX n'est pas à présenter. Spécialiste de la distribution physique classique et du marketing direct, cette société - membre de l'ABCALl - est l'un des leaders de l'e-logistique en Belgique. Et EVADIX a vu passer dans ses entrepôts la plupart des projets e-business belges d'une certaine envergure, tant dans le food que dans le non-food.

Pascal LEURQUIN a d'abord montré l'évolution de la notion d'e-business et d'e-logistique. Il nous a expliqué quelle valeur ajoutée spécifique devait être apportée entre le site web de prise de commande et la distribution physique classique.

Il est vrai que le commerce électronique représente souvent une nouvelle succursale ou business unit, qui comme toutes les autres doit pouvoir compter sur un back-office solide, s'appuyant probablement sur un ERP : Facturation, gestion de réassort, gestion de contenu, prise de risque en contre-remboursement… Si l'entreprise n'en dispose pas, ou si celui-ci n'est pas bien intégré à sa nouvelle initiative d'e-business, il sera difficile de satisfaire les clients et donc de survivre. Les prestataires logistiques classiques disposent pour les meilleurs d'entre eux de l'EDI, mais rares sont ceux qui peuvent offrir un véritable ERP à leurs clients qui n'en disposent pas directement pour leurs projets e-business.

Nous avons ensuite vu les nombreuses autres valeurs ajoutées - physiques - nécessaires en e-business : étiquetage, kitting, reconditionnement, etc.

Ce sont ces valeurs ajoutées de gestion de l'information et de manutention étendue qui font la différence entre un simple transporteur ou entreposeur et un véritable e-logisticien.

Pascal a ensuite évoqué 4 case studies : Ready.be, BBL Shopping mall, Frontstage et Sofures. Nous avons vu de façon très concrète quels avaient été les points forts de ces différentes initiatives, et quels écueils ont causé la fin des deux plus importantes d'entre elles. Enseignements précieux s'il en était, l'expérience des autres coûtant toujours moins cher que l'expérience propre.

Un grand merci à tous nos participants très actifs, qui nous ont aidé une nouvelle fois à apporter des réponses réalistes et positives aux questions de chacun.

Jean-Marie Sohier,
Administrateur de l'ABCAL

Article reproduit dans le NEWSLETTER ABCAL n°01 de 2003

Accès des membres