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To be “e” or not to be “e”

To be “e” or not to be “e”

That is the question for buyers and the logisticians

Tel était le thème de la 3ème Journée des Cadres d’Achat et de Logistique qui a rassemblé plus de 220 participants, le vendredi 8 mars dernier au Palais des Expositions de Namur.

Voici quelques extraits significatifs des différents exposés au cours desquels tous les conférenciers ont mis en évidence le rôle de plus en plus important des acheteurs et des logisticiens dans l’ « e-business ».

Selon Bernard GARCIA, Directeur de l’ EIPM, les impacts du “e” sont visibles à différents niveaux

  • au niveau du « sourcing », le « e » donne un accès à des nouvelles sources d’informations ainsi qu’à de nouveaux fournisseurs.
  • au niveau du benchmark, le « e » facilite le benchmark de fournisseurs.
  • au niveau de l’amont, le « e » favorise le “Collaborative Commerce”
  • au niveau de l’aval, le « e » facilite la consolidation des besoins, les transactions et l’externalisation via catalogue.
  • au niveau du process, le « e » oblige à une structuration du processus achat par le recours à la codification et à la normalisation, il permet d’éviter les “achats sauvages” et crée un nouveau comportement achat (par exemple dans le cadre des enchères inversées)
  • au niveau des risques, le « e » pourrait conduire à une banalisation et à une simplification du métier de l’Acheteur par un recours abusif aux enchères qui pourrait en donner une mauvaise image.

Bernard GARCIA a conclu son intervention en insistant sur le fait que les futurs achats, quoique de plus en plus virtuels, auront encore besoin de ressources humaines avec des compétences adaptées pour gérer l’information et prendre des décisions et en constatant qu’aujourd’hui les NTI peuvent uniquement être un support au process achat mais ne peuvent pas encore remplacer l’expertise achat.

Etienne PATTE, Associate Directror Purchasing pour l’activité vaccins chez Glaxo Smithkline Biologicals, a présenté l’expérience d’implémentation d’un système ERP, SAP en l’occurrence, et une approche par rapport aux nouvelles technologies.

Après avoir présenté les bases de données existant sur l’Intranet GSK, quelques expériences d’enchères inversées et les avantages générés pour les achats par l’implémentation de SAP/R/3, il tira quelques tendances découlant de l’application des nouvelles technologies aux achats. Etienne PATTE termina son exposé en citant le CEO de GSB « If you are not adding value, you are adding cost »

Freddy WANSART, Administrateur-délégué de la S.A. Devos François et de la S.A. « Buy on Net » présenta plus de 10 années d’expérience en commerce électronique d’une PME de distribution de matériel, produits et consommables pour laboratoires. Après avoir posé et analysé le problème, il expliqua la décision stratégique et décrivit la solution mise en place ; après avoir donné sa vision actuelle, Freddy Wansart clôtura son exposé par les 6 constats suivants :

  1. - e-procurement encore trop peu développé
  2. - trop de retards importants dans beaucoup de projets
  3. - manque de consultants expérimentés
  4. - beaucoup de projets, peu de production
  5. - pas encore de grands succès confirmés
  6. - investissements en cours très importants

Michèle DETAILLE, Administrateur de « No-Nail Boxes », traita avec humour de l’influence des nouvelles technologies de communication sur la vie tranquille d’un petit producteur luxembourgeois d’emballage industriel ; toute la démarche suivie est basée sur une méthode trop peu connue, la « GBS » (Gros Bon Sens…) qui consiste à définir les besoins, recenser les + et les -, déterminer les moyens, sélectionner les fournisseurs, installer les logiciels, suivre l’utilisation, se tenir au courant des évolutions et recommencer la démarche.

Conclusions de Michèle DeETAILLE:

« Les ordinateurs ne changent ni les hommes, ni les femmes…
le bricoleur restera bricoleur
le paresseux restera paresseux …
Les ordinateurs ne changent ni les hommes, ni les femmes ni les entreprises. »

Il revint à Jacques WIECZOREK, Director of Consulting and System Integration chez ATOS ORIGIN, de présenter un état des lieux ; observateur bien informé, il dressa un tableau allant de l’avènement des ERP aux activités post ERP, dénommées « extended ERP », la gestion électronique de documents permettant une gestion active et intégrée des documents et des dessins techniques et le « data warehousing » offrant la possibilité aux entreprises de comparer indicateurs – performances, budgets et réalités. Selon Jacques WIECZOREK, la constante renouvelée est et restera l’intégration des applications.

Quand à Jean-Pierre BAUDOIN, Directeur « d’Application Integration Services » dans la division Corparate Data Solutions chez Belgacom, il tenta d’apporter une réponse à la question cruciale « Comment optimiser et sécuriser ses transactions en B2B ? »

Selon lui, le content management et le e-hub se présentent de plus en plus comme deux éléments clés pour garder l’efficacité de l’e-business et l’optimalisation des communications entre partenaires B2B ; en outre, une architecture cadre sécurisée couplée à un système de certificats digitaux se révèle indispensable afin d’assurer la fiabilité du business.

Jacques BERARD, Directeur Administratif Watco Procurement System et Coordinateur des achats du groupe SITA au niveau européen, apporta le témoignage du groupe Suez ; il rappela avec conviction que, si bien acheter reste du bon sens, il n’en demeure pas moins que les techniques ont évolué et que la formation des acteurs de ces changements devient un prérequis. Former, former et encore former est le seul secret pour toujours pouvoir disposer des meilleures compétences et avoir une avance sur les concurrents et sur les marchés.

Il revint à Robert NONDONFAZ de présenter les rapports entre l’e-business et la logistique. Comme chargé de cours à HEC-Liège et à l’Institut Gramme, il se devait de rappeler de façon très didactique quelques définitions essentielles ; de par ses fonctions d’expert en organisation des flux logistiques, il était à même de développer l’approche « logistique et B 2 B », les aspects humains et surtout les retours d’expériences.

Quant au futur qui représente ses conclusions, Robert Nondonfaz, le voit en quatre points :

 L’e-Business répond au besoin actuel d’information des entreprises
 L’e-Business est une occasion pour l’entreprise de réfléchir sur son métier de base
 L’e-Business est une occasion d’évaluer ce que l’entreprise fait mieux que ses concurrents
 L’e-Business est une occasion, soit d’améliorer, soit de sous-traiter ce que l’entreprise fait moins bien.

Il revint à Pierre CUISINIER, Administrateur- délégué de CATERPILLAR Belgique, de conclure cette journée très riche par un brillant exposé sur le thème « Les achats… une question de principes… »  de 10 principes à l’image des 10 commandements de la Bible.

1. Les achats, facteur de succès critique.
2. Soyons les premiers.
3. Achetons tout.
4. Les coûts… pas les prix .
5. La Belgique, un avantage.
6. Des achats stratégiques.
7. La segmentation.
8. Les hommes.
9. Prenons du plaisir.
10. Des relations de qualité.

Jean-Paul TRUM
Président de l’ABCAL

Article publié dans  le NEWSLETTER ABCAL n°2 - 2002

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