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"Requiescat in pace" ou plutôt "Laboret in pace" (*)

"Requiescat in pace" ou plutôt "Laboret in pace" (*)

A Jean-Paul, avec toute notre amitié ...et merci pour tout !

Au risque de paraître iconoclaste et non conformiste – mais un acheteur patenté n'est-il pas un preneur de risques en puissance ? – je ne vais pas vous parler aujourd'hui d'achat ou de logistique mais de paléo-ethnologie !

En effet, je voudrais vous faire suivre les traces du dernier spécimen d'une espèce d'hominidés, spécimen survivant encore à l'heure actuelle malgré quelques décennies passées à se nourrir de plantes aussi étranges que purchasus logisticus et partenariatus specificus - qui ne poussent que dans le terreau particulier d'une espèce d'Eden nommé bizarrement par les premiers explorateurs qui l'ont découvert en 1958 "ABCA" puis "ABCAL" ... – tout en s'abreuvant principalement d'eau et, semble-t-il, – mais ce point n'est pas encore totalement éclairci – de vin (private joke pour Abcaliens ... qui lisent le News !).

Vous souhaitez certainement en savoir davantage sur les moeurs de cet étrange - et unique – représentant de son espèce.

Bref portrait de cet ancêtre de l'homo abcalus courtejoiensis.

Avant d'avoir abordé les plages de cet îlot de civilisation qu'est l'ABCAL, où vivait-il ? Nous devons encore investiguer et décrypter les traces que nous avons relevées dans quelques endroits comme des campus (qualifiés d'universitaires) ou des microcosmes dénommés par des spécialistes "entreprises" (objet d'un futur article).

Quelles furent ses activités pendant cette période ? De nombreux vestiges et documents subsistent encore et toujours malgré l'oeuvre du temps ... Que citer pour vous donner l'envie de lire les vingt tomes consacrés à cette découverte majeure du XXe siècle finissant, sans envahir tout le Bulletin que vous consultez actuellement ?

Apparemment, quand on consulte les archives du territoire ABCAL, précieusement conservées, les itérations de son nom sont multiples, comme continuateur d'une tradition initiée par quelques utopistes (au sens où l'entendait Thomas More) illuminés – il se passionnait pour l'Achat (passion qu'il conserve toujours) et quelques années après pour la Logistique (nous croyons y déceler l'origine du L ajouté à l'ABCA cité dans des sources plus anciennes) -, ou comme précurseur d'une certaine JCAL (langage un tantinet obscur pour les non-initiés). Il a aussi brillamment présidé une association qui, visiblement, se destinait à communiquer cette passion à d'autres espèces d'hominidés qui cohabitaient avec lui. Il a en outre établi des contacts très étroits et fructueux avec des tribus comme les CCI (de Liège et Namur) ou le clan UWE. Nous ne pouvons les citer toutes et tous. Il était de fait au centre d'un réseau très poussé de relations inter-ethniques avec les peuplades limitrophes qui s'exprimaient essentiellement dans une langue fort proche de celle que nous parlons encore actuellement, le français.

Ce spécimen marquant de notre Histoire belge semble avoir eu un caractère peu agressif mais n'hésitait pas à se présenter en première ligne pour défendre ses congénères. Grand négociateur avec les tribus hostiles, il pouvait, à force de ténacité, obtenir des conditions particulièrement favorables pour les siens qui, d'après la correspondance en notre possession, appréciaient son souci du consensus et son ouverture d'esprit face aux propositions de traité ou face aux progrès de toutes sortes.

Bref, reconnu par tous les membres comme le chef incontesté de sa tribu, il n'en exhibait pas les attributs (témoins : quelques daguerréotypes récemment exhumés de leur cachette) mais aimait plutôt partager ses connaissances lors de longues soirées passées autour d'un feu de bois convivial.

Nous croyons savoir, de source sûre, qu'il s'est retiré depuis juin 2003, honoré par ses semblables, en pater familias, et qu'il partage son temps entre une localité tenue secrète du Brabant wallon et un terrain de chasse dont l'appellation CIBE intrigue encore et toujours nos chercheurs.

Comment les paléo-ethnologues médusés par tant de savoir, de science et d'humanité ont-ils nommé ce spécimen irremplaçable ? Toujours à la recherche d'un vocable marquant les générations, ils l'ont appelé Trum Primus....

 

Joëlle DANEELS-DEBAUCHE,
Administrateur ABCAL
Professeur EPHEC & ESA,

(*) Traduction pour les non latinistes: Qu'il (se) repose tranquillement ou plutôt qu'il travaille en paix !

Article paru dans le NEWSLETTER ABCAL n°06 de 2003

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