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Le risque de paiement se stabilise en Belgique mais à un niveau inquiétant
Les mauvais payeurs sont majoritairement des entreprises publiques ou des consommateurs

  • Le risque de paiement est élevé en Belgique : 2,4% de toutes les factures émises ne sont jamais payées
  • 42,6 % des factures ne sont pas payées à échéance
  • Le monde économique doit se préoccuper des mauvais payeurs de toute urgence
  • Les entreprises européennes perdent 300 milliards d’euros en 2007 ; rien qu’en Belgique, il est question de 7,7 milliards d’euros

La Belgique occupe la 17ème place sur 27 pays dans le « European Payment Index ». Le Portugal, la Grèce et Chypre connaissent le plus fort risque de paiement. Les pays scandinaves réalisent les meilleurs résultats. Au total, le monde économique européen perd 300 milliards d’euros à causes des impayés– ce qui équivaut pratiquement au PIB de la Belgique ! Il s’agit d’un montant record. Ce sont les principaux résultats du « European Payment Index », une étude annuelle d’Intrum Justitia, leader dans le domaine dans la gestion de crédits. L’étude a été menée auprès de milliers d’entreprises dans 27 pays européens (enquête téléphonique et écrite).

Stabilisation du risque de paiement en Belgique à un niveau dramatiquement haut
Comme ce fut le cas en 2007, la Belgique obtient un mauvais score au « European Payment Index » : notre pays se trouve à la 17ème place (sur un total de 27 pays) avec un indice de risque de paiement de 154. Ce résultat indique que des mesures doivent être prises urgemment. Idéalement, un pays devrait avoir un indice 100, ce qui correspond à un risque de paiement nul.
En moyenne, au début 2008, les clients ont payé leurs factures après 52 jours. Selon l’étude d’Intrum Justitia, les transactions interentreprises sont celles qui sont réglées le plus rapidement. Les consommateurs et entreprises publiques constituent, dans notre pays, les plus mauvais payeurs. Les consommateurs payent en moyenne avec 6 jours de retard alors que les entreprises publiques ont 26 jours de retard.
En Belgique, 2,4% des factures ne sont jamais payées, ce qui bien plus élevé que la moyenne européenne (2%). La perte sur les transactions avec des consommateurs est la plus élevée (3,1%) alors que la perte pour les transactions interentreprises ne s’élève qu’à 1,9%. En 2007, les entreprises belges ont perdu un total de 7,7 milliards d’euros à cause des mauvais payeurs.

L’attitude laxiste des entreprises est un risque
Intrum Justitia craint que les pertes puissent encore augmenter avec la crise du crédit et l’inflation du prix des produits alimentaires et pétroliers.  Michael Wolf, Président Directeur général d’Intrum Justitia AB, estime que cette tendance est pour le moins inquiétante : « Le comportement des mauvais payeurs retarde le développement de l’économie européenne. Le laxisme des entreprises quant au recouvrement des factures ouvertes est à la base de cette situation. Beaucoup d’entreprises sont actuellement aveuglées par les bons résultats qu’elles enregistrent et  ne réalisent pas que ces bons résultats dissimulent la perte causée par les impayés. Les conséquences de la crise du crédit, des prix élevés des produits alimentaires et pétroliers, du vieillissement et du chômage se manifesteront encore plus fortement à l’avenir et le montant des impayés n’en sera que plus élevé. »

Une tendance européenne inquiétante
Les résultats globaux de l’enquête indique une évolution inquiétante. Ainsi, les retards de paiement sont passés de 16 jours en 2007 à 17 jours au début 2008, un chiffre jusqu’ici jamais atteint. En moyenne, la durée de paiement atteint les 55 jours et le pourcentage de factures impayées s’élève à 2% (contre 1,9% en 2007). Les plus mauvais payeurs sont les entreprises publiques (65 jours), suivi par les transactions B-to-B (55 jours) et les consommateurs (40 jours). C’est dans le sud de l’Europe que le risque de paiement est le plus élevé. Les pays limitrophes de la Belgique se situent dans la moyenne. En Allemagne, le risque a légèrement diminué, alors qu’en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, on observe une hausse sensible. Dans les pays scandinaves, seul 1% des factures sont impayées et trois créances sur quatre sont payées à temps.  

Des mesures plus que nécessaires
Malgré ces tendances négatives, la plupart des entreprises ne considèrent pas les mauvais payeurs comme un problème : seuls 10% des entreprises belges voient leur existence menacée par les impayés et 48% craignent pour leur perte de revenu. 51% ne constatent aucun effet des paiements tardifs ou non-paiement sur leur liquidité. Intrum Justitia demande d’urgence que des mesures soient prises telles que : la mise en œuvre cohérente d’une politique claire de crédit, un contrôle constant de l’adresse de facturation, une analyse en profondeur des risques possibles, des vérifications cohérentes et régulières de la solvabilité, des rappels et contacts rapides avec les débiteurs.
De plus, une clarification de la réglementation concernant les mauvais payeurs est indispensable. Guy Colpaert, Administrateur délégué, souligne également le rôle que doivent jouer les entreprises publiques à titre d’exemple : « Un comportement de mauvais payeur n’est absolument pas en adéquation avec une bonne gestion. Les grandes entreprises et les entreprises publiques doivent donner l’exemple aux plus petites entreprises et aux consommateurs. S’ils ne remplissent pas ce rôle, les particuliers ne se sentiront pas non plus obligés de payer leurs factures à temps. Nous entrons rapidement dans un cercle vicieux qui a des conséquences néfastes sur l’économie belge et européenne. »

Etude 2008 réalisée par INTRUM JUSTITA (doc PDF)

À propos d’Intrum Justitia
Intrum Justitia  est la seule entreprise européenne spécialisée dans la gestion de crédits. Intrum Justitia  a réalisé un chiffre d’affaires de 348,8 millions d’euros en 2007 et emploie 3100 personnes sur 24 marchés. Intrum Justitia cherchent à améliorer le cashflow et la rentabilité à long terme de ses donneurs d’ordre en leur offrant une haute qualité dans la relation tant avec les clients que les débiteurs dans chaque marché local. Le groupe propose une large gamme de services de gestion des créances de particuliers ou d’entreprises. Intrum Justitia AB est cotée  à la Bourse de Stockholm OMX, Mid Cap list. Pour de plus amples informations: www.intrum.com

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