Get Adobe Flash player

La Maîtrise des coûts logistiques

Plus de quarante personnes ont participé à l'atelier organisé par l’ABCAL et l’OTM, à Liège, le 10 février 2005, sur le thème « La MAITRISE DES COUTS LOGISTIQUES ». Nous reproduisons, ci-après, l'article rédigé par Thierry de Marneffe, publié dans "Le Lloyd" du 12.02.2005 (rubrique "Opinion")

"Arrivez-vous à réduire vos coûts de logistique?

La réponse est oui, au moins chez Magotteaux et chez Total. Les chargeurs peuvent encore réaliser des économies importantes dans leur logistique, comme l’ont expliqué les orateurs du séminaire "Maîtrise des coûts logistiques", organisé à Liège par l’ABCAL en partenariat avec l’OTM et le Club liégeois des exportateurs. La modération était confiée à Bruno Kelner.

Pour Olivier Herinckx, directeur de la société de consultance Blue Rock Thrush, la première des priorités est de s’attaquer aux stocks de sécurité, qui doivent être gérés beaucoup plus finement, ainsi qu’aux stocks "morts", qui doivent être éliminés en les regénociant chaque mois avec les acheteurs et les clients. Enfin, il faut essayer de réduire le nombre de "km-palette" en interne.

"Les surcharges de fuel des transporteurs sont négociables", a poursuivi Riquier Mathieu, chef du service Shipping chez Magotteaux, indiquant par là une autre source d’économies. Pour lui, le chargeur a tout intérêt à suivre lui-même les indices de l’ITR et du ministère des finances afin de revoir les surcharges 2 ou 3 fois par an avec le transporteur. Il acquiert ainsi une bien meilleure base de négociations avec son transporteur routier en intégrant sur un diagramme l’évolution réelle des coûts du carburant et celle des surcharges.

Au niveau des Incoterm également, il est possible de mieux maîtriser ses coûts. Le choix d’un Incoterm peut en effet faire toute la différence au niveau des marges nettes, comme l’a expliqué Serge Duquenne, manager transport purchasing du groupe Total. Il a ainsi réalisé une méthode de calcul des coûts à l’exportation selon les Incoterms, avec l’impact sur le choix d’un container de 20 ou 40’. "Les vendeurs vendent par exemple CIF sans savoir que chaque incoterm implique des coûts parfois fort différents. On peut noter une variation énorme, pouvant aller jusqu’à 14%, au niveau de la marge nette, en fonction de l’Incoterm choisi !", a-t-il déclaré. De plus, entre le coût négocié et le coût facturé, on retrouve encore des variations de l’ordre de 5%.

Georges Ceulemans, consultant, a montré quant à lui comment réduire les coûts résultant de la perte de palettes, rollcontainers etc, grâce à un projet de suivi informatique des emballages pour une plate-forme de distribution de denrées alimentaires de 10.000 m². L’ensemble a pu être mené à bien grâce à un investissement total de 145.000 EUR, amorti en une période de 14 mois, notamment grâce au fait qu’il n’y a plus aucun coût de perte d’emballages.

Thierry de Marneffe

Extrait de "Le Lloyd" du 12.02.2005 (rubrique "Opinion")"

 

Accès des membres